Le suivi sanitaire de la faune sauvage du Puy-de-Dôme
Un travail DDPP, LVB 63, GDS et Fédération Départementale des Chasseurs

 

Surveillance active de la faune sauvage

Une convention de partenariat a été signée le 4 septembre 2013 entre le Groupement de Défense Sanitaire (GDS) et la Fédération Départementale des Chasseurs (FDC) du Puy-de- Dôme pour contribuer à une meilleure veille de la situation sanitaire en matière de maladies situées à l’interface entre les animaux de rente et la faune sauvage.

Le groupe de travail est composé de la Direction Départementale en charge de la Protection des Populations (DDPP 63), du GDS 63, de la FDC 63 et du Laboratoire Vétérinaire et Biologique TERANA du PUY-DE-DÔME.

 

Objectifs

Grâce à des mesures sanitaires strictes ayant amené la plupart des maladies du bétail à un niveau de prévalence extrêmement faible, la France jouit d’un label « officiellement indemne » pour certaines maladies (brucellose, tuberculose…) garantissant le libre échange commercial. On conçoit alors, que dans un contexte difficile pour l’agriculture en général et pour l’élevage en particulier, la présence à proximité du bétail domestique d’une faune sauvage non contrôlée et en forte densité puisse provoquer des inquiétudes.

Chacun a pu mesurer les effets dévastateurs de la tuberculose en forêt de Brotonne où les cerfs (et les sangliers), contaminés à l’origine par des bovins, ont constitué progressivement un réservoir suffisamment important pour que les autorités préfectorales décrètent l’éradication de l’espèce cerf sur la totalité du massif.

A une moindre échelle, dans quelques départements, une recrudescence de cas de tuberculose bovine a entraîné l’abattage de troupeaux entiers de bovins. Dans ces derniers cas, en raison d’une pléthore d’effectifs, il a été souhaité une forte réduction des populations de sangliers bien que ces derniers ne constituent qu’un réservoir de type secondaire mais jugé malgré tout « potentiellement dangereux ».

Pour d’autres maladies des plans de maîtrises individuels ou collectifs sont mis en place par les éleveurs (Certification IBR – Plan de lutte contre la BVD…). La stratégie et le succès de ces plans de lutte contraignants dépendent aussi du rôle joué par la faune sauvage. Il est donc primordial de connaître si des maladies ainsi contrôlées sont présentes dans la faune sauvage afin d’adapter les plans de lutte pour tenir compte d’éventuels échanges inévitables entre la faune sauvage et les animaux domestiques.

Dans ces conditions, la faune sauvage peut rapidement devenir le bouc émissaire idéal et dans le contexte de morosité que nous traversons, cristalliser les inquiétudes, voire les ressentiments. Aussi, est-t-il paru opportun à la Fédération Départementale des Chasseurs et au Groupement de Défense Sanitaire du Puy-de Dôme de s’inscrire dans une démarche de surveillance régulière de la grande faune de notre département afin de confirmer ou d’infirmer les craintes, et dans ce dernier cas, de pouvoir balayer quelques idées reçues, de revenir aux fondamentaux du sanitaire et d’apaiser les tensions.

Par ailleurs, la présence de réservoirs sauvages d’agents pathogènes infectieux peut constituer dans certains cas un risque sanitaire pour l’homme.

Enfin, il est également important de s’intéresser aux maladies de la faune sauvage en tant que telles. En effet, la faune sauvage fait partie de notre patrimoine commun que nous nous devons de protéger.

Eleveurs et chasseurs, partenaires naturels du milieu rural, partagent un intérêt commun : celui de maintenir et de développer la qualité sanitaire, à la fois des animaux de rente et du gibier sauvage. Pour en savoir plus, cliquer ici